Week-end Cinéma : De l'amour humain... à l'amour divin

7 films + partages

Du 28/05/2021 au 30/05/2021 - Domaine de Chardenoux (Saône et Loire)
Des films autour d'une thématique


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7 films + partages
pour entrer dans l’univers de la spiritualité

 

De l'amour Humain... à l'amour Divin

Nous accueillons ce printemps Lionel Tardif, ancien directeur de Centre Culturel, passionné de cinéma et cinéaste lui-même, et Marie-Dominique Bruno, médecin psychiatre et psychanalyste symbolique, pour ce week-end consacré au cinéma.

Comme tous les grands poètes l'ont dit, l'amour sauvera le monde.
Aimer jusqu'à l'oubli de soi-même, apporte la vibration primordiale qui diffuse l'harmonie dans la matière.
Que cet amour soit profondément humain, qu'il apporte la transcendance de l'âme vers les hauteurs de l’esprit, ou qu'il rencontre comme dans un vertige une image de Dieu ; ces différentes dimensions de l'amour nous élèvent au-dessus des turpitudes humaines et contribuent au mieux-vivre dans sa chair et son esprit en communion avec l'autre.

Ce cycle de films nous fait vivre ces différentes approches, pour nous élever en conscience vers notre frère humain.


Vendredi 30 avril 2021

18h : LE SAMÂ, LA DANSE DES DERVICHES TOURNEURS D'ISTANBUL (Turquie 2007) de Yilinda Vakiflar
Filmée dans le tekke de Sekai Dede Efendi, grande famille soufie.

Le Samâ, la danse des derviches tourneurs symbolise la gravitation universelle.
Cette cérémonie a été transmise à Djalal al dîn Rûmi au XIII siècle par un derviche errant Shams de Tabriz. On l'appelait également Mawlana. C'était un voyant qui écrivait, au temps de Saint Louis, qu'en coupant un atome on y trouverait un système solaire en miniature. La danse tournoyante fait voler la robe blanche du derviche, la main droite est tournée vers le ciel pour y recueillir la grâce, la main gauche vers le sol pour y répandre cette grâce qui a traversé son cœur et que le derviche redonne au monde après l'avoir réchauffée de son amour. Les tours faits dans l'espace autour de la salle figurent la loi de l'univers.

 

21h : L'ÎLE (2008) Russie, de Pavel Lounguine, avec Piotr Mamonov, Dimitri Dioujev, Victor Soukhoroukov
Cette œuvre est une plongée dans la Foi la plus sincère et la plus bouleversante. Un ermite guérisseur orthodoxe, qui fut marin pendant la guerre, est rongé par la culpabilité d'un crime de jeunesse commis au nom de sa survie.
Recueilli par des moines sur une île du bout du monde dans la Mer Blanche, ce marin devient un starets, dans la tradition de ces pères spirituels si importants dans la vie religieuse russe. Ici, Anatoli a acquis ce don de guérisseur, de devin et une réputation de sainteté. C'est une plongée au cœur de l'âme russe. Devenu le Père Anatoli, un vagabond de Dieu, personnage clé de l'orthodoxie russe qui simule la folie pour mieux porter la faute de sa jeunesse, est en quête de rédemption. Anatoli rappelle sans cesse à son entourage la nécessité de la pauvreté. Sur cette île perdue Anatoli finira par trouver le pardon.
Ici, il y a une vérité des regards qui ne trompe pas sur la force de la Foi.

 

Samedi 1er mai 2021

10h : TROIS CAMARADES (1938) de Frank Borzage, avec Margaret Sullavan, Robert Taylor, Franchot Tone, Robert Young
C'est la victoire de l’esprit sur la matière. Pat, une jeune femme, telle une présence hors du temps, surgît dans l'histoire de trois hommes liés par une indéfectible amitié renforcée par la guerre.
L'un d'entre eux tombe amoureux de Pat avec une évidence indiscutable et les deux autres vont devenir solidaires de cet amour.
La nature séraphique de Pat illumine le quotidien où plane déjà les prémices de l'arrivée sur l’Allemagne d’un tyran. Dans ce monde larvé, les trois hommes ont leur chemin éclairé par cette dryade.
L'un va disparaître happé par le mal qui rôde.
Alors, lorsque Pat offre sa vie à la croisée d'une fenêtre, en fait elle se recueille.
Ce film admirable est une saisie de l'éphémère qui postule une soif irrépressible d'éternité.

 

15h : AU RISQUE DE SE PERDRE (1959 États-Unis) de Fred Zinnemann, avec Audrey Hepburn, Peter Finch, Dama Edith Evans, Dean Jagger, Peggy Ashcroft
Nous sommes en 1930 en Belgique.
Gabrielle dit adieu à sa famille, accablée de chagrin de la voir entrer au noviciat, et notamment à son père auquel elle est très attachée. Mais son désir est grand d'entrer au couvent, où on lui donnera le nom de Sœur Luc.
Toute la première partie du film montre comment Gabrielle est initiée à la vie religieuse à travers ses rituels ; sa discipline rigoureuse est montrée avec un immense talent par le réalisateur. Rarement l'univers d'un couvent n'avait été rendu avec autant de véracité.
"Au risque de se perdre" est une quête spirituelle profonde. Chacun doit trouver ici sa voie et des religieuses attentives y veillent. Quand la Mère Supérieure la sent prête, Soeur Luc va partir au Congo pour soigner les malades. Au service d'un docteur un peu rustre et athée, le Docteur Fortunatti, qui va vaciller devant la rectitude morale de la jeune religieuse infirmière.
Soeur Luc est plongée dans la réalité parfois brutale de la vie en Afrique.
Lorsqu’elle retourne en Belgique, la guerre de 39/40 éclate. Elle y rencontrera l'épreuve ultime.
Audrey Hepburn, magnifique de bout en bout, apporte à ce film bouleversant toute la grâce qu’il fallait.

 

18h :   COLD FEVER (1995) Islande, de Fredrik Thor Fridriksson, avec Masatoshi Nagase, Lili Taylor, Fisher Stevens
Un jour à Tokyo, un couple de personnes âgées supplie, sur un écran de télévision, Atshushi, leur fils, de se manifester ; Ses parents sont morts depuis, dans un avion qui s'est abîmé quelque part en Islande. Il honore sur cette terre lointaine leur corps et leur âme par une cérémonie Shinto, en plein hiver.
Le jeune japonais débarque dans un désert de neige, de bourrasques cinglantes sur une route qui ne mène nulle part. Dans cet univers de bout du monde, Atshushi roule dans un froid intense et tente de rejoindre une rivière perdue.
Il va croiser dans son périple des êtres étranges, des fantômes et des Elfes. Parmi toutes ces apparitions, il rencontre un vieil homme à la bonté même. Grâce à cet homme, Atshushi sera emmené à l'endroit du crash de l'avion où il pourra célébrer la cérémonie à la mémoire de ses parents.
Un film rare et fascinant.

 

21h : JEANNE LA PAPESSE (2010) Allemagne, de Sönke Wortmann, avec Joanna Wokalek, David Wenham, John Goodman, Iain Glen
La vie légendaire de Joanna Von Ingelheim, une catholique allemande d'origine anglaise qui se déguise en homme et après un incroyable parcours intègre l'entourage du Pape Leon IV. Elle a été connue sous le nom de Jeanne l'Anglais. Elle vécut au IX siècle, période lointaine, particulièrement troublée, peu après Charlemagne ou la femme n'était rien.
Son histoire stupéfiante est restituée avec un talent fou par le réalisateur allemand. Histoire, fruit de plusieurs années de recherche. Entrant dans l'entourage du Pape, toujours sous l'apparence d'un homme, elle va sauver le souverain pontife de la goutte, grâce à ses connaissances en médecines naturelles.
Suite à une intrigue autour du Pape et à son assassinat, elle va lui succéder sous le nom de Jean VIII de 855 à 858, date où elle meurt subitement à la Fête Dieu.
Une femme serait donc montée sur le trône de Saint Pierre. Si l'église a accrédité un temps son existence, aujourd'hui, elle a revu sa copie et il semblerait que le mystère demeure.
Pourtant son existence fut accréditée par Jacques de Voragine, le fameux auteur de "La Légende Dorée", et des personnalités de première importance comme Pétrarque et Boccace.

 

Dimanche 2 mai 2021

10h : JE M'APPELLE BERNADETTE (2011) de Jean Sagols, avec Katia Miran, Francis Huster, Michel Aumont, Francis Perrin, Rufus.
Entre le mois de février et de juillet 1858, dans la grotte de Massabielle, la Vierge Marie est apparue 18 fois à Bernadette Soubirous, petite fille pauvre de Lourdes.
Une véritable révolution s'en suivit qui, au cœur du Second Empire bouscula l'ordre établi par son message universel d'Amour. Ce que les politiques n'aimèrent pas beaucoup et combattirent.
La jeune Bernadette, formidable Katia Miran, va se trouver confrontée à la méchanceté et à la roublardise des pouvoirs publics, aussi bien qu'aux instances judiciaires. La médecine va aller jusqu'à mesurer son cerveau pour voir si elle n'est pas folle.
Mais la force qui anime Bernadette ne fléchira jamais, même dans les pires moments. Interprétée par une jeune comédienne de 15 ans, sa force lumineuse et son charme va peser fort auprès du public, bien au-delà de la communauté chrétienne.

 

 

- - - - - Fin du week-end avec un temps d'échanges entre participants - - - -